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Bio : certains labels trompent le consommateur

Le magazine l’Obs m’a interrogé sur la fiabilité des labels bio. Un point de vue croisé avec celui de l’ingénieur écologue Frédéric Denhez.

Que vaut la certification bio européenne Agriculture biologique baptisée « Eurofeuille » ?

Elle est très fiable pour les domaines qu’elle recouvre : règles de productions végétales, animales, vins, aquaculture, dont l’interdiction des engrais chimiques et des pesticides de synthèse. Les produits Bio Européens sont à minima composés à 95% d’ingrédients Bio, etc.  Mais elle ne dit rien de la cohérence globale de la démarche, autrement dit de l’ensemble de la chaîne de production. Ce label ne couvre pas les conditions de travail des salariés qui fabriquent ces produits bio. N’importe quel pays, dont la situation sociale est dégradée, peut exporter ses produits étiquetés « Eurofeuille » vers l’Europe. L’Europe elle-même n’est pas exempte de ces pratiques, comme dans la région d’Almeria en Espagne, où on emploie des travailleurs sans papiers dans de mauvaises conditions, dans la mer de serres plastiques.

De même, le transport de marchandises par avion tel qu’il est utilisé pour les pommes « bio » en provenance du Chili, porte atteinte à l’environnement.

Y a-t-il une évolution en ce sens ?

Dans le futur règlement qui prendra effet début 2022, les produits importés devront répondre selon le principe de la conformité aux mêmes règles de production que dans l’UE. Cette réforme du règlement devrait permettre de plus produire en Europe plutôt que d’importer pour répondre à une demande.

Mais puisque la demande du Bio est en pleine en croissance, la grande distribution s’en est emparé sans s’interroger sur les valeurs et les principes de la démarche d’ensemble : elle achète à bas-coût et revend avec de fortes marges. C’est une forme de concurrence déloyale.

Seule la pression des consommateurs peut faire évoluer la situation vers des cahiers des charges plus exigeants. Pour le moment en France, la bio représente seulement 5 % de la consommation. Mais une croissance de 18% par an de ce marché offre des perspectives pour une agriculture Bio Paysanne et relocalisée.

Entretien complet et article à retrouver sur le site de l’Obs.

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