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Mercosur : non à un accord de libre-échange qui condamnerait les peuples autochtones en plus du climat et de l’environnement !

Le 15 juin 2022, avec des collègues du groupe des Verts/ALE, nous avons accueilli au Parlement européen à Bruxelles des membres de l’Articulation des peuples indigènes du Brésil et de l’Observatório do Clima, lors d’un temps d’échanges.

Ce fut l’occasion d’échanger sur la situation socio-environnementale du Brésil à l’approche des élections présidentielles, notamment en ce qui concerne la situation des communautés indigènes et de leurs terres, mais aussi du “Poison Package“, une loi en cours d’adoption qui rend l’utilisation des pesticides au Brésil encore plus flexible, en violation des droits à l’alimentation et à un environnement sain inscrits dans la Constitution brésilienne.

Nous avons également rendu hommage à Dom Phillips (journaliste pour The Guardian) et Bruno Pereira (spécialiste des peuples indigènes) assassinés il y a une dizaine de jours. Dom Phillips préparait un livre sur les menaces de la politique brésilienne contre l’environnement et les peuples indigènes. Bruno Pereira était connu de plusieurs peuples autochtones isolés et aidait Dom Phillips dans les interviews.

Dans cette région, les défenseuses-eurs de la forêt amazonienne et des peuples autochtones risquent leur vie tous les jours : Human Rights Watch a dénombré plus de 300 d’entre elles et eux tués en dix ans, avec seulement 14 procès engagés. Tout cela dans un contexte politique où le président Bolsonaro ne cache pas son mépris pour les peuples autochtones et les activistes écologistes.

En tant que membre de la délégation MERCOSUR du Parlement européen, j’ai souhaité recueillir la parole de la société civile et des ONG qui défendent le climat et les peuples indigènes sur l’accord commercial UE-Mercosur. L’UE, par ses politiques et les accords qu’elle passe, a un impact direct sur les populations locales des autres continents.

Pour rappel, 1 500 nouveaux pesticides ont été mis sur le marché depuis le début de l’administration de Bolsonaro.

L’Union Européenne joue également un double jeu en interdisant de nombreux pesticides mais en continuant à les exporter massivement vers les pays du Mercosur comme le Brésil. Ces substances reviennent ensuite dans l’UE à travers les importations alimentaires.

Il est hors de question d’adopter un accord de libre-échange qui condamnerait les peuples autochtones et nous toutes et tous en détruisant notre poumon !

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