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L’Europe doit soutenir l’économie et la changer

Les bases financières énormes du plan de relance post-covid qui vont être déployées sont une opportunité de transformation que l’on n’aurait pas osé penser il y a quelques semaines. Mon entretien avec La Nouvelle République.

L’eurodéputé vert blésois Claude Gruffat appelle à une Europe plus solidaire, qui profite du plan de relance post-Covid pour changer de modèle.

En ce 9 mai où l’on commémore la déclaration fondatrice de Robert Schuman de 1950, comment voyez-vous les enjeux européens ?
« Je pense qu’il est toujours utile de rappeler l’âme qui a reconstitué l’Europe, le respect de la démocratie et des droits fondamentaux. Les droits des humains on les comprend, les droits de la nature et des biens communs de l’humanité que sont l’eau, les sols, les paysages, c’est encore compliqué, mais ce sont nos enjeux actuels. Je pense que l’Europe était plus solidaire à ses débuts qu’elle ne l’est maintenant. Elle a reculé, on le voit avec la recherche de financements de la crise Covid : nous avons proposé de gérer une dette en commun pour soutenir toutes les économies, ça n’a pas été accepté. Et donc les systèmes de prêts favoriseront les pays les plus riches. »
Comment voyez-vous la gestion de l’après-crise sanitaire ?
« Cette crise sanitaire touche très fortement aux questions de confiance et de traçabilité, pour l’alimentaire c’est évident. Il faut aller vers une relocalisation maximum des besoins des gens dans notre économie réelle, partout en Europe. Il faut mieux connaître le fonctionnement des économies qui fournissent nos besoins et opérer un changement radical. Le plan de relance (le premier de la commission européenne va être annoncé la semaine prochaine) qui va se compter en milliers de milliards d’euros doit permettre de relancer l’économie, mais aussi de la transformer. Et d’aller vers le green deal. C’est une formidable opportunité qui va se décider maintenant, les discussions vont être ardues ! »

Concrètement, comment cela se traduit ?
« Cela doit justement être très concret. Par exemple, le secteur automobile qui emploie plus de 500.000 personnes en France doit être soutenu ; mais que lui demanderons-nous en contrepartie ? De passer à 50 % du parc en électrique d’ici 5 ans ? C’est possible, à nous de le décider. Pareil pour les transports aériens et maritimes, on peut agir pour qu’ils soient beaucoup moins polluants..

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