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Souveraineté agroalimentaire : en parler c’est bien, le faire avec cohérence serait mieux !

Notre Ministre de l’Agriculture a raison : notre souveraineté agricole et alimentaire doit être prioritaire, mais cela passe avant tout par un environnement préservé et des paysans respectés. Tout l’inverse des positions qu’il défend au nom de la France au niveau européen en général et sur le nouveau projet de Politique Agricole Commune en particulier. Ma réaction suite à l’audition de Julien Denormandie par le Sénat.

Où est la défense de notre souveraineté agricole et alimentaire quand on continue à considérer l’agriculture avant tout comme une activité économique dont les prix sont fixés sur des marchés lointains comme celui de Chicago ?

Où est la défense de notre souveraineté agricole et alimentaire quand on organise et qu’on entretient notre dépendance aux bulles spéculatives sur les matières premières ? Est-ce que financiariser ce pan de nos besoins primaires en le déconnectant ainsi de l’économie réelle est un symptôme acceptable de souveraineté alimentaire ?

Quelle vision porte-t-on de la souveraineté agricole et alimentaire quand on prétend que notre modèle doit être exportateur à tout prix avec comme conséquence la destruction du tissu agricole et alimentaire des pays moins développés et donc de LEUR souveraineté ?

Où est la défense de notre souveraineté agricole et alimentaire quand ledit modèle exportateur ne tient que par les rendements fous et les transports internationaux, rendus possibles uniquement par les carburants, les engrais et les produits phyto à base de pétrole ? Dans un tel système, en quoi serons-nous souverains quand le baril de pétrole sera à 200 $ ou plus comme nous l’avons déjà vu ?

Où est la défense de notre souveraineté agricole et alimentaire quand le modèle économique imposé à nos paysans nécessite de faire toujours plus grand, pour plus cher ? Le surendettement est-il un signe de souveraineté accomplie ? La disparition de nos paysans est-elle un signe de souveraineté alimentaire ?

Et enfin, où est la défense de notre souveraineté agricole et alimentaire quand on considère comme le nec plus ultra de la transition écologique le recours à toujours plus de technologies biologiques, chimiques, digitales spatiales, etc. ? En quoi se rendre dépendants des géants de la biochimie et du numérique – rarement européens, encore moins français – pourra nous aider ? Sans parler du coût environnemental faramineux de ces outils.

Alors oui, Monsieur le Ministre, notre souveraineté agricole et alimentaire est une priorité, mais mettons-nous d’accord sur le chemin pour y parvenir. Ma porte est évidemment ouverte pour en parler.

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